Prêts pour un tourisme éco-responsable ?

Le Mondial du Tourisme 2011 a accueilli une nouveauté de taille : un pôle « Tourisme responsable ».

Certains s’imaginent tout de suite qu’il faut oublier sa télé, son iphone et son mac et passer ses vacances à écouter le son des cloches du troupeau de chèvres sur le champ voisin ! En fait, on peut  aussi voyager « écolo » sans forcément renoncer à la civilisation !

Tourisme durable ? Éthique ? Solidaire ? Équitable ? Écologique ? Une petite synthèse du sujet en 5 questions-réponses pour y voir plus clair et qui sait, peut-être faire de nouveaux adeptes !

1/ De quoi parle-t-on exactement ?

Gérer les flux et masses touristiques est un impératif à l’échelle mondiale pour éviter de générer des catastrophes, écologiques, humaines et économiques. Selon la déclaration de 2002 au Cap Vert, le tourisme responsable se doit de :

  • Minimiser l’impact économique et social sur l’environnement.
  • Contribuer de façon positive à la conservation de l’héritage naturel, culturel et social.
  • Plus largement, c’est un système de valeurs et d’échanges éthiques, équitables, solidaires et durables.

L’expression « tourisme éco-responsable » est pour nous la plus transversale. Faisons le tour des autres notions utilisées pour préciser cette expression.

Durable : bien sûr on inscrit cette démarche dans le temps. Mais ce n’est pas tout. Si on fait l’analogie avec le développement durable, le tourisme durable implique alors  que la bonne gestion des ressources et des flux touristiques est une condition pour assurer la croissance d’une activité touristique forte.

Éthique : d’un point de vue étymologique, le terme éthique renvoie à un système de valeurs. En l’occurrence, le tourisme se veut éthique dans la mesure où il prône le respect de valeurs telles que la préservation de la nature, le respect des populations locales, la volonté d’améliorer ses pratiques.

Solidaire : on se tourne vers le bien-être des populations locales. Dans quelles conditions les populations vivent et quel est l’impact de notre venue ?

Equitable : aborde les relations marchandes qui ont lieu pendant le voyage, à savoir notre consommation sur place. On s’intéresse alors à ce qu’on achète et on réfléchit à « où va l’argent? ». Comment les choses sont fabriquées ? Quel est le « juste » prix, c’est-à-dire le prix auquel le travail du producteur est valorisé en fonction des éléments de son travail et de son pouvoir d’achat dans son pays, et non en fonction d’une pression des marchés mondiaux toujours favorables au pays à économie de marché.

Ce sont nos propres définitions, n’hésitez pas à partager votre vision des choses.

2/ Où partir ?

Des agences ont vu leur avenir dans l’organisation de voyages responsables. On va faire comme au CSA, on va en citer 3 : Atalante, Vision du Monde, TDS Voyage.
On peut aussi choisir des destinations peu fréquentées, ou bien partir hors saison. Mais finalement, le tourisme responsable n’est pas une question géographique, c’est une attitude.
Est-ce qu’on préfère suivre, avec les 20 cars de touristes, la visite du temple d’Apollon en rejouant la Guerre de Troie ? Ou partir à la découverte du village natal de notre guide, à dos d’âne, et l’écouter raconter l’histoire de ses ancêtres ?

3/ Que proposent les professionnels du tourisme?

Du côté des hébergements, les hôtels et gîtes s’inscrivent de plus en plus nombreux dans une démarche éco-responsable. Un exemple dans une petite ville bretonne du Morbihan, Yves Rocher a créé un éco-hôtel, la Grée des Landes. On peut aussi choisir son voyage à la carte et privilégier par exemple un hébergement insolite comme une yourte en plein cœur de l’Andalousie située sur un gîte indépendant en énergie et en eau.

En France, on peut découvrir par exemple les gîtes panda du WWF. Ils sont entièrement étudiés pour faciliter l’éco-responsabilité avec l’utilisation de matériaux doux pour l’environnement. De plus ils souvent situés près de parcs ou de réserves qui permettent de découvrir le patrimoine de la région et les spécialités culinaires à bases de produits du terroir.

4/ Qu’en est-il des labels ?

L’Écolabel Européen  et le label La Clef Verte sont les deux plus importants et garantissent de faibles impacts écologiques sur l’environnement. En voici les principaux critères.

  • une faible consommation d’eau et d’énergie
  • un traitement écologique des déchets
  • l’utilisation de produits doux pour l’environnement
  • un personnel formé et une clientèle sensibilisée aux principes de développement durable.

5/ Quels gestes simples peut-on adopter rapidement ?

  • Ne pas laisser couler l’eau pendant qu’on se lave les mains ou les dents, ou pendant la vaisselle
  • Prévoir de quoi ramasser ses déchets où qu’on aille
  • Je ne le lis jamais nulle part, mais pour les fumeurs, prévoyez un paquet vide qui pourra recueillir vos mégots !
  • Dans les hôtels, demandez à ne pas changer systématiquement draps et serviettes
  • Mangez de préférence des produits locaux et de saison

Et vous, l’écotourisme ça vous parle ?

N’hésitez pas à partager vos bons plans et vos astuces de voyageur « new age » 😉

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