Partir travailler un an à l’étranger : pourquoi pas un PVT?

Travailler à l’étranger peut représenter une valeur ajoutée à votre carrière. Deux questions préalables : Où partir et que faire ?

Quel type de contrat ?

Élaborer sa stratégie d’avant départ c’est savoir si l’on préfère élargir ses connaissances ou si l’on veut s’intéresser à un domaine totalement différent. Afin de vous faciliter la tâche, beaucoup de programmes d’échanges existent : emploi rémunéré, travail bénévole, stage, volontariat, PVT…

Zoom sur le PVT

Parmi les plus connus, le Programme Vacances Travail (PVT), dispositif qui permet aux 18-30 ans de s’immerger pendant un an dans un pays étranger avec un visa spécifique. Le but étant d’apprendre une nouvelle culture tout en travaillant sur place. Bon à savoir : le PVTiste n’a pas besoin d’avoir trouvé son employeur avant son départ. Pour plus de détails sur le PVT  et y voir plus clair sur les autres programmes existants, c’est ici. Pour l’instant, la France a des accords avec : le Canada, l’Australie, le Japon, la Corée du Sud, l’Argentine, Singapour et la Nouvelle Zélande et tente de développer des accords avec d’autres pays.

Avant de partir, il faut remplir un certain nombre de formalités administratives (en général 1 an au moins à l’avance), les procédures étant bien expliquées sur les sites spécialisés. Veillez tout de même à vous procurer tous les papiers et assurances nécessaires.

La durée de l’inscription est très courte, car les 6000 et quelques PVT disponibles partent très vite, il y a beaucoup de demandes alors renseignez vous rapidement sur les dates des dossiers. Certains pays comme l’Australie demandent une participation d’environ 300€, et 120€ pour le Canada par exemple.

Où partir ?

A choisir selon vos objectifs et vos envies, c’est à vous seul(e) que revient le choix de la destination 🙂 Vous pouvez vous reporter aux différents sites des Maisons des Français de l’Etranger, cela vous permettra d’avoir une vue d’ensemble de la situation du pays que vous convoitez : le marché de l’emploi et la réglementation, les outils pour la recherche d’emploi ou même les organismes à consulter sur place. Après avoir choisi votre pays d’accueil, n’hésitez pas à vous renseigner sur les actualités du pays, les coutumes, la culture… Cela vous aidera à préparer au mieux votre voyage.

Que peut vous apporter une expérience à l’étranger ?

Pour y répondre au mieux, nous vous proposons ces quelques témoignages de PVtistes à travers le monde :

CANADA

  •  » J’ai passé 7 mois dans le territoire du Yukon, qui est limitrophe à l’Alaska, avant de partir sur Vancouver puis de terminer cette année nord-américaine à Terre Neuve. J’ai décidé de faire ce voyage pour, simplement, découvrir autre chose et profiter de la formidable opportunité qu’est le PVT. Vivre au Canada fut une expérience très enrichissante: nouvelle culture, nouvelles règles professionnelles, immersion dans une langue différente… De plus, le fait d’avoir vécu dans le Grand Nord a donné une dimension particulière à ce voyage. L’accessibilité à l’emploi reste également un souvenir fort: j’ai ainsi été bûcheron, serveur de banquet, vendeur de fish’n’chips, agrafeur de journaux, gardien de camping, professeur de tennis, handler ou encore employé de supermarché. La mobilité entre les différents emplois (certes plus alimentaires que glorieux) est un point très positif dans la vie canadienne et motive bon nombre de français à tenter l’expérience chaque année. A contrario, il ne faut pas oublier que c’est un pays capitaliste: il est aussi aisé de se faire embaucher que licencier/virer. »  

Cédric (http://www.voyage-yukon.net)


  • Partir au Canada était une idée qui me trottait dans la tête depuis 3/4 ans. Sauf qu’entre le moment où je me suis décidée et le moment où je suis partie il y a eu un an et demi… Le temps de louper les quotas de PVT 2011, de tenter un visa jeune pro pour finalement attendre l’ouverture des quotas de PVT 2012! Arrivée début mars 2012, j’ai eu la chance de trouver une job dans mon domaine sans problème en 2 semaines. J’ai même pu rediriger ma carrière puisqu’à Paris je travaillais dans une agence classique de com’ faisant des sites Internet, et qu’ici je travaille désormais dans une société de jeux vidéos qui fait des applications éducatives pour tablettes et mobiles 😉 Depuis un an c’est ce même poste que j’occupe, et pour lequel je viens d’ailleurs de valider un visa de travailleur temporaire de 3 ans avec mon employeur! Et malgré mes seulement 2 semaines de congés annuels, j’ai quand même pu largement voyager en un an. J’ai découvert les charmes du Québec, au travers du Saguenay, de la Gaspésie, des Cantons de l’Est et des Laurentides, d’autres villes canadiennes avec Toronto et Ottawa… et même un petit peu des Etats-Unis avec New York et Boston! La suite du programme? Passer encore un an à profiter de la dolce vita à Montréal, puis voyager au travers du reste du Canada et des Etats-Unis avant de rentrer en Europe. Le Québec, c’est un peu le melting pot des USA, mais version racines francophones! Et si au début on tique sur l’accent québécois, au bout d’un an on commence plutôt à trouvant énervant cet accent français qu’on entend à tout va dans la métropole!  Les québécois sont des gens adorables en général et la vie ici est tout sauf stressante. On se surprend à soi même prendre les tournures de phrases, les expressions québécoises, à être en t-shirt en dessous de son manteau d’hiver et à parfois oublier de mettre sa tuque même par -20°C… car on s’y habitue! 😉 
     

     Claire (http://www.thegreengeekette.fr)

NOUVELLE ZELANDE
  • « Je suis parti presqu’un an en Nouvelle-Zélande. A mon arrivée à Auckland je souhaitais m’y poser un peu et travailler dans un resto. Malheureusement, arrivé en milieu d’été, il n’a pas été facile de trouver un job. Je suis donc parti faire du wwoofing, ce qu’à la base je ne pensais pas faire. Cela a été une excellente chose au final. Pas payé, mais nourri et logé, j’ai vécu au sein de familles néo-zélandaises très charmantes. Cela va du petit jardin bio au camping qui cherche des wwoofers pour débroussailler les haies, entretenir l’exploitation en passant par un B&B et l’accueil des clients. L’avantage de vivre dans des familles est de vivre à la néo-zélandaise et sortir des sentiers battus du touriste. Plus tard dans mon voyage, je me suis posé quelques mois à Napier où j’ai travaillé comme serveur dans un restaurant. Mais le best job ever a été de travailler pour le Guide des Frogs. J’ai passé 2 mois à visiter l’ouest de l’ile du Sud pour mettre à jour le Guide. J’étais donc payé pour tester des activités : saut à l’élastique, saut en chute libre, quad, kayak, croisières dans  les Fjords… La belle vie. L’année a été très enrichissante au point de vue personnel. La Nouvelle-Zélande est un pays magnifique, et surtout très ouvert. Les gens y sont accueillants et chaleureux. Auto-stoppeur les premiers mois, je n’ai jamais attendu plus de 20 minutes pour trouver une voiture qui m’emmènerait là où je voulais.” 

Julien (http://www.quelques-notes.com/)


  • « Mon petit cœur de voyageur se rappellera ad vitam eternam de 4 endroits fabuleux: Wellington, lesCatlins, la Péninsule de l’Otago et le Lake Tepako. Rien que pour être allé dans ces endroits, cela valait le coup de faire le voyage !  Pour faire très vite: je n’ai exercé aucune activité salariée en 7 mois, tout simplement. Tous mes boulots ont été effectués sous la bannière du HelpX, principalement dans des fermes et je ne m’en suis jamais mal porté, étant bien au contraire heureux et épanoui de m’éclater en plein air au milieu des moutons, lamas, poules, cochons et chèvres. » 

AUSTRALIE

  • De mars 2010 à Fevrier 2011, j’ai passé un an en Australie avec mon fiancé dans le cadre d’un PVT. Pour commencer, nous hésitions entre s’installer à Sydney ou Melbourne. Comme nous voulions pouvoir vivre en bord de mer, en partie pour être capables de surfer régulièrement, nous avons choisi Sydney, située dans une baie. Nous avons trouvé très vite un appartement en collocation avec deux australiens du côté de Bondi, puis peu après, avons obtenu des petits jobs alimentaires. Il m’a suffit de déposer quelques CV dans des cafés pour trouver un job à mi-temps en tant que serveuse. Mon fiancé, en tant que pongiste professionnel, s’est fait sans tarder recruter comme entraîneur dans un club de tennis de table. Peu a peu, nous avons développé un réseau grâce au tennis de table, sport que nous pratiquons tous les 2. Des australiens ont accepté de nous aider en passant nos CV et en nous recommandant dans diverses entreprises, et en 2 mois, nous avons chacun décroché un CDD de 6 mois dans un grand groupe australien (AHL) qui possède hôtels et cinémasNous avions initialement prévu de louer un van et de remonter la côte est jusqu’à Cairns, mais en janvier 2011, les inondations nous ont forcés à changer notre programme la veille de notre départ. Nous sommes finalement partis explorer la côte ouest : Perth et la Margaret river. En terme de voyage, l’Australie offre un cadre exceptionnel. Nos week-ends étaient toujours un moment d’évasion, que ce soit simplement en banlieue de Sydney, ou bien un long week-end sur Melbourne ou la Hunter Valley.  Enfin, professionnellement, j’ai beaucoup apprécié de travailler pour une entreprise australienne, dans une ambiance décontractée. Les horaires de travail très légers nous permettaient d’avoir 2 journées en une : à 17h, nous sortions du travail et on partait surfer jusqu’au coucher du soleil… Le rêve ! 

Marie (http://deparisashanghai.canalblog.com/)

 

Si toutes ces expériences positives vous ont donné envie de faire votre valise pour partir travailler une année à l’étranger en 2014 ou 2015, c’est que le PVT est fait pour vous 😉

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